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Salut!

Moi, c'est Camille!

Naturopathe diplômée de l'IESN (2015-2020), je suis passionnée par la santé naturelle, la cuisine saine et végétale, la phytothérapie, le yoga, la spiritualité... Ce blogue est le fruit de ce que j'ai envie de partager avec le monde pour une planète sereine :) 

Vous y trouverez plein de trucs pour être en santé dans votre corps (alimentation végétale non raffinée, sport, yoga) et dans votre tête (art, méditation, pensées positives...).

En espérant vous inspirer par mes recettes santé et plus encore!

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Mieux comprendre le foie, cet organe essentiel et malmené!



Vous connaissez probablement votre foie comme étant l’organe qui en écope lorsque vous buvez un coup ou abusez un peu trop de malbouffe, mais saviez-vous qu’il exerce de nombreux rôles cruciaux dans votre santé? Impliqué dans la gestion de la glycémie, le nettoyage du corps via l’élimination des toxiques, la digestion via la production de bile et plus encore, votre foie est chaque jour au cœur de près de 500 réactions métaboliques essentielles à votre bien-être.


Dans cet article, vous découvrirez les nombreuses fonctions de votre foie, les déséquilibres pouvant y être associés et, surtout, comment en prendre soin au quotidien pour une vitalité maximale!


Cet article ne représente pas un avis médical. Les informations générales partagées se veulent à titre informatif seulement. Il est de votre responsabilité de valider l’utilisation de tout produit naturel avec votre naturopathe, pharmacien ou médecin afin de limiter les interactions si vous prenez de la médication ou avez une condition de santé particulière.

 

1)     Les bases : comprendre les fonctions hépatiques

Pesant environ 1.5 kg, le foie est le plus gros organe interne du corps, et aussi l’un des plus complexes. Il contient près de 300 millions de cellules spécialisées de différents types, filtre jusqu’à 1.7L de sang par minute (entre 84 et 100 L par heure) et constitue l’un des rares organes de tout le corps humain capables de régénération! En effet, les hépatocytes (cellules du foie) sont capables de se diviser afin de régénérer le foie jusqu’à 75% en cas de dommages. Imaginez si nous étions capables de faire repousser un doigt coupé comme un bout de foie abîmé… assez impressionnant!


Situé dans la partie supérieure droite de l’abdomen, sous le diaphragme et derrière les côtes, il possède une forme de triangle inversé et sa pointe s’étend jusqu’au côté gauche. Il est si important en volume qu’il s’agit du seul organe possédant une double vascularisation sanguine par l’artère hépatique (amenant le sang du cœur vers le foie) et par la veine porte hépatique (amenant le sang des intestins vers le foie afin qu’il soit filtré). Il est possible de tâter le foie et de ressentir une sensibilité dans la région lorsque celui-ci est engorgé et malmené. Les médecins peuvent également diagnostiquer le ``foie gras`` (stéatose hépatique) par palpation (démontrant un foie plus volumineux que la normale) associée à des prises de sang.


Résumons un peu les principaux rôles du foie :


1.1)          Détoxification hépatique

L’un des rôles les plus essentiels du foie est qu’il agit en tant que grand nettoyeur de l’organisme via un ensemble de réactions regroupées sous le terme de détoxification hépatique. Le foie gère en effet une grande partie des molécules avec lesquelles nous entrons en contact et nous aide à les transformer afin de les éliminer adéquatement de notre organisme pour éviter une surcharge. Il prend autant en charge les toxiques d’origine exogène (perturbateurs endocriniens, pesticides, fongicides, métaux lourds, colorants, conservateurs, etc.) issus de notre alimentation, notre eau, l’air que l’on respire et ce qui entre en contact avec notre peau que ceux d’origine endogène (comme les résidus hormonaux).


La détoxification hépatique (voir mon article détaillé à ce sujet ici) est un processus complexe divisé en trois phases durant lesquelles les toxiques seront peu à peu transformés en étant associés à des molécules dans le but de les rendre plus solubles et éliminable par l’urine ou les selles (via la bile). Il nous aide ainsi à prévenir une accumulation de toxiques pouvant causer des problèmes de santé à long terme, comme les cancers ou les troubles neurodégénératifs. Par ailleurs, le foie est essentiel à l’équilibre hormonal, tant chez l’homme que chez la femme, puisqu’il permet d’éliminer les résidus d’hormones dont notre corps n’a plus besoin. Un mauvais fonctionnement de ce processus peut mener à de nombreux déséquilibres hormonaux comme : dominance oestrogénique relative, SPM (syndrome prémenstruel), douleurs menstruelles, menstruations hémorragiques, infertilité, kystes, fibromes, endométriose, etc.


Bien qu’il ne soit pas pertinent de mentionner ici le nom de toutes les potentielles réactions impliquées dans les différentes phases, ce qu’il faut retenir, c’est que le processus de détoxification hépatique requiert beaucoup de nutriments pour bien fonctionner : acides aminés, vitamines (dont les vitamines B), minéraux et autres cofacteurs (nutriments essentiels au déroulement des réactions enzymatiques). Ainsi, on peut souvent assister à une mauvaise élimination des déchets par manque de cofacteurs, soit en raison d’une alimentation trop pauvre en nutriments, d’un mode de vie qui cause une diminution trop drastique des nutriments (stress chronique, tabac, troubles digestifs, malbouffe) ou encore d’une sur-sollicitation des voies de nettoyage par trop grands intrants de déchets (consommation de cigarette, alcool, aliments non biologiques, nombreux médicaments, etc.).


Par ailleurs, plus le foie sera sollicité dans d’autres actions mentionnées ci-bas, moins il sera efficace dans sa détoxification.


1.2)          Gestion de la glycémie et de la production d’énergie

Le foie est, tout comme le pancréas, un organe important dans la gestion de la glycémie. En effet, lorsque l’on mange, il permet de stocker le surplus de sucre (glucose) sous la forme de glycogène, qui constitue une réserve de glucides (transformés en énergie par nos cellules) pour répondre aux besoins énergétiques de l’organisme dans les périodes où nous ne sommes pas en train de manger. Ainsi, entre les repas, lorsque la glycémie commence à baisser, le foie va dégrader le glycogène en glucose afin de renvoyer du sucre dans le sang, rééquilibrer la glycémie et permettre la production d’énergie par nos cellules. Sans cette fonction essentielle de régulation de la glycémie, nous devrions constamment être en train de manger pour pouvoir fonctionner!


Cependant, les réserves de glycogène ont une limite de temps et, si nous ne mangeons pas pour les renflouer, après un jeûne de 14 à 16h, le foie enclenchera un autre processus, la cétogénèse, afin d’assurer la production d’énergie via les graisses (c’est-à-dire qu’en absence de glucides, source d’énergie principale, il transformera les gras en corps cétoniques qui, en étant dégradés par nos cellules, donneront de l’énergie. Il s’agit d’un mécanisme de survie que notre corps a développé à l’époque de notre développement initial, au paléolithique, lorsque l’homme pouvait rester plusieurs jours sans approvisionnement en nourriture).


1.3)          Production de molécules impliquées dans l’homéostasie (équilibre)

Le foie est un organe incontournable dans la production de nombreuses molécules essentielles à notre équilibre interne (homéostasie). Il produit des protéines, notamment le facteur de coagulation (essentiel pour freiner les saignements lorsqu’on se blesse), des protéines de transport (pour les hormones et autres molécules), des protéines impliquées dans les réactions inflammatoires et immunitaires, l’albumine (protéine favorisant la régulation des fluides), la ferritine (protéine qui permet le transport et le stockage du fer), etc. Cet organe est aussi impliqué dans la formation des gras essentiels au bon fonctionnement cellulaire (cholestérol, triglycérides et lipoprotéines, c’est-à-dire de petites protéines de transport permettant d’acheminer les gras précédemment nommés au bon endroit dans le corps via la circulation sanguine).


Le foie est également impliqué dans l’activation de certaines molécules, par exemple la transformation de la vitamine D3 (produite par la peau lors d’une exposition solaire) de sa forme inactive à sa forme active (utilisable par l’organisme). Il active aussi certaines hormones, par exemple les hormones thyroïdiennes inactives (T4) en leur forme active (T3). Finalement, il agit à titre de glande endocrinienne en sécrétant lui-même des hormones comme le IGF-1 (facteur de croissance promouvant la croissance cellulaire) et l’angiotensinogène, une hormone impliquée dans la régulation de la pression artérielle via son action sur l’équilibre sodium-potassium.


1.4)          Production de bile stockée dans la vésicule biliaire

Le foie est essentiel à l’émulsification, donc à la digestion et à l’absorption de tous les gras (lipides) ainsi que des vitamines liposolubles (A, D, E et K), via la production de bile. Ce liquide jaune-vert composé de sels biliaires produits à partir d’acides aminés est d’abord fabriqué par le foie, puis transféré dans la vésicule biliaire, petit sac sous le foie qui récolte et concentre la bile afin de la relâcher dans l’intestin lors d’un repas. Un mauvais fonctionnement de ce processus peut résulter en développement de pierres à la vésicule biliaire.


1.5)          Stockage de nutriments

En plus d’agir comme réserve de glucose via le glycogène, le foie agit comme réserve de vitamines liposolubles comme la vitamine A, D et K ainsi que le fer. C’est notamment pourquoi il est conseillé de ne jamais consommer excessivement ou sans raison valable ces nutriments sous la forme de suppléments et de ne le faire que dans un contexte précis sous accompagnement.

 

2)     Symptômes de déséquilibres hépatiques et troubles impliquant le foie

Le foie est malheureusement un organe malmené dans notre société moderne. De façon générale, les gens ont des habitudes de vie qui contribuent à la surcharge hépatique : sédentarité, stress chronique, consommation excessive de sucre, de fritures, d’alcool, de drogues, de cigarettes, de médicaments, d’aliments riches en pesticides, conservateurs, colorants et autres perturbateurs endocriniens, de produits animaux riches en antibiotiques, hormones synthétiques et pesticides, et bien plus (facteurs qui seront énumérés en section 3). Cela peut donc générer divers déséquilibres au niveau du foie, lesquels peuvent se traduire de manière directe ou indirecte.


2.1) Les troubles reliés au foie de façon ``directe`` :

·       Maux de cœur fréquents, sensation de trop-plein après manger, perte d’appétit ou sensation de saturation fréquentes

·       Lourdeur digestive et/ou coup de fatigue après un repas gras, mal de tête après manger

·       Mauvaise haleine, langue chargée (épais film blanc ou jaunâtre sur la langue au lever ou en tout temps)

·       Diarrhée ou selles très molles après un repas gras; selles molles qui flottent, qui tachent le bol de toilette et qui sont difficiles à essuyer

·       Pierres à la vésicule biliaire, retrait de la vésicule biliaire

·       Constipation chronique (peut avoir de multiples causes, mais le foie est souvent impliqué)

·       Douleurs et tensions à droite près des côtes (région du foie)

·       Réveils fréquents entre 1 et 3h du matin (heure du foie en MTC)

·       Diagnostic de ``foie gras`` ou stéatose hépatique non alcoolique (relativement fréquent aujourd’hui en raison de la sédentarité et des mauvaises habitudes alimentaires; cette problématique affecterait au minimum 30% de la population en Amérique du Nord). Le foie gras provient généralement d’une consommation excessive non pas de gras (comme beaucoup le pensent), mais plutôt… de sucre! Nous en reparlerons plus en détails ci-bas mais, de manière résumée, les excès de glucides raffinés et de sucre sont transformés en gras par notre foie et, lorsque la production est trop importante (par surconsommation chronique de glucides), le foie devient incapable de gérer ces graisses et se met à les stocker dans ses tissus, le rendant littéralement ``gras``.

 

2.2) Les troubles potentiellement reliés au foie de façon ``indirecte`` :

·       Allergies, surtout saisonnières et respiratoires. Lors d’allergies saisonnières importantes et chroniques, on observe souvent des améliorations en venant soutenir la sphère hépatique.


·       Troubles de la peau. Il y a souvent un lien entre santé de la peau et sphère hépatique, notamment parce que le foie gère l’élimination des déchets et qu’une surcharge de déchets peut se retrouvée stockée au niveau de la peau. Beaucoup d’adolescents ou d’adultes constatent une amélioration notable de leur acné (surtout dans les cas d’acné importante) lors de l’arrêt des produits laitiers, reconnus pour leur charge hormonale pouvant grandement solliciter le foie (point approfondi ci-bas). De la même manière, en soutenant le foie, on constate souvent des améliorations de pathologies chroniques de la peau telles que l’eczéma.


·       Troubles de la glycémie. Le foie étant impliqué dans la gestion de la glycémie en stockant le surplus de glucose et en le relâchant lorsque nécessaire, il peut jouer (avec le pancréas) un rôle dans les problèmes comme l’hypoglycémie, où le taux de sucre sanguin peine à être ajusté entre les repas. Il a également une grande implication dans les troubles comme le syndrome métabolique (prédiabète) et le diabète de type 2.


·       Troubles cardiovasculaires. Le foie transforme tous les excès de glucides et de sucres (ou les excès caloriques en général, qu’ils proviennent des glucides, des protéines ou des lipides) en graisses. Ainsi, les problèmes cardiovasculaires reliés à un surplus de graisses dans le sang (trop de triglycérides et de cholestérol oxydés au niveau des parois sanguines, créant des plaques d’athérome pouvant obstruer les artères) sont en relation directe avec la gestion des molécules alimentaires par notre foie.