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Salut!

Moi, c'est Camille!

Naturopathe diplômée de l'IESN (2015-2020), je suis passionnée par la santé naturelle, la cuisine saine et végétale, la phytothérapie, le yoga, la spiritualité... Ce blogue est le fruit de ce que j'ai envie de partager avec le monde pour une planète sereine :) 

Vous y trouverez plein de trucs pour être en santé dans votre corps (alimentation végétale non raffinée, sport, yoga) et dans votre tête (art, méditation, pensées positives...).

En espérant vous inspirer par mes recettes santé et plus encore!

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6 raisons d’essayer le mois sans alcool (d'un point de vue naturopathique)



Bien que la consommation d'alcool soit très normalisée dans notre société québécoise, ses impacts négatifs sur notre bien-être sont souvent méconnus. Bien sûr, tout le monde sait que l'excès d'alcool peut entraîner une addiction chronique (alcoolisme) et des problèmes de santé importants, mais la plupart des gens considèrent qu’une consommation “modérée” n’est en soit pas problématique. Cependant, même de petites quantités d'alcool peuvent avoir un impact sur notre santé. 


Heureusement, l'abstinence d'alcool est de plus en plus “à la mode”, même chez des jeunes ou  des gens n'ayant pas d'antécédents de troubles de consommation. Jetons un regard naturopathique sur la consommation de cette substance et sur différents motifs pour encourager l'adoption du mois sans alcool. 


Cet article ne représente pas un avis médical. Les sources mentionnées sont disponibles en fin de texte.


  1. Pour cesser sa dépendance 

Lorsque l’on parle de dépendance (ou l’anglicisme addiction) à une substance comme l’alcool, on s’imagine tout de suite l’image stéréotype d’un ivrogne alcoolique. Cependant, une dépendance se définit comme “l'envie répétée et irrépressible de faire ou de consommer quelque chose”. Si on a de la difficulté à passer une ou plusieurs journées sans quelque chose, il s’agit d’un mécanisme de dépendance. Or, nombreux sont ceux qui mentionnent avoir pratiquement besoin de l’alcool pour se détendre ou se relaxer. Si au début le mécanisme peut sembler ludique ou anodin, le fait d’associer l’alcool au plaisir et à la détente peut souvent entraîner une dépendance indirecte puisque la personne se met à en avoir besoin pour gérer son stress ou favoriser son sommeil. Avec le temps, on en vient souvent à devoir augmenter le dosage et/ou la fréquence pour ressentir un effet, ce qui amène une consommation fréquente et régulière d’alcool.


Pour comprendre la dépendance, il faut parler des neurotransmetteurs. Pour résumer le processus, il existe certaines substances ou actions qu’une personne va se mettre à associer au plaisir. Bien que ces éléments soit propres à chacun (une personne peut être accro à des aliments mais rester de marbre face aux jeux de hasard), il existe des substances ou actions reconnues pour leur caractère addictif: l’alcool, les drogues dures, certains médicaments, la marijuana, les jeux de hasard (poker, gambling, loterie), le sucre, le sel, le junkfood ou la caféine. Cependant, d’autres éléments comme le sport/l’activité physique, le sexe, le chocolat et plusieurs autres produits sont à même de générer des dépendances en fonction des gens.


Lors de la consommation de ces substances ou de la réalisation de ces actions, le cerveau libère une grande quantité de dopamine, le neurotransmetteur associé à la satisfaction (système action-récompense). Cela renforce la conviction inconsciente que l’alcool (ou toute autre drogue) nous fait du bien [1]. Il peut également y avoir production de sérotonine, le neurotransmetteur associé à la joie et l’humeur. Par ailleurs, l’alcool stimule la libération d’un troisième neurotransmetteur, le GABA, qui possède une action relaxante [2]. Bien que le GABA soit naturellement produit par notre système nerveux, le stress chronique, les déficits en nutriments essentiels à sa production (comme le magnésium et la vitamine B6) et plusieurs autres facteurs rendent sa production plus rare. C’est pourquoi beaucoup de gens associent l’alcool au relâchement et à la détente, et deviennent ainsi de plus en plus dépendants de leur verre de vin ou de leur bière après le travail pour décompresser.


2. Pour soutenir la santé du foie et la détoxification


Le foie est notre principal organe de détoxification. Il est chargé de transformer toutes les molécules potentiellement toxiques avec lesquelles notre corps entre en contact au quotidien (pesticides, fongicides, métaux lourds, plastiques, phtalates, conservateurs, parfums, etc.) afin de les rendre solubles et éliminables par notre urine ou nos selles (via la bile qui passe de la vésicule biliaire à l’intestin). Nous évoluons dans un monde de plus en plus toxique et de plus en plus chargé de perturbateurs de toutes sortes, et notre merveilleux foie travaille chaque jour sans que l’on s’en aperçoive afin de nous garder en bonne santé. 


Le foie est l’organe de première ligne pour neutraliser les effets de l’alcool sur notre organisme. Sans lui, les effets d’ébriété seraient maintenus en permanence. Plus le foie est efficace dans son travail, plus rapidement les effets de l’alcool se dissipent et moins on ressent les impacts de type “gueule de bois”. Évidemment, l’efficacité de la détoxification dépend de plusieurs facteurs et varie d’une personne à l’autre (génétique, hygiène de vie, alimentation, exercice physique, fréquence et quantité de consommation, charge de travail du foie en général (est-ce qu’il y a une exposition importante à d’autres perturbateurs endocriniens au quotidien?). 


Pour neutraliser l’alcool, le foie doit d’abord le faire passer de la forme éthanol à la forme acétaldéhyde ou éthanal, une molécule hautement oxydative, avant de pouvoir l’inactiver en acide acétique, une molécule inoffensive. En fonction de l’efficacité et de la vitesse de ces réactions, ainsi que de la quantité et de la fréquence de consommation d’alcool, on se retrouve avec une molécule fortement oxydative dans l’organisme, ce qui peut entraîner des dommages cellulaires (voir point 4).


Une consommation régulière d’alcool augmente donc la charge de travail du foie. On ne parle pas ici d’une grosse quantité: quelques consommations par semaine contribuent déjà à la surcharge des fonctions hépatiques. Dans des cas de consommation plus élevée et régulière, on peut voir apparaître une stéatose hépatique alcoolique, c’est-à-dire un stockage de graisses dans le foie, donc l’élargissement de ce dernier et une diminution de sa capacité à faire son travail. Dans les cas intenses et chroniques, comme chez les alcooliques importants, des lésions apparaissent sur le foie (cirrhose hépatique) et les cellules de celui-ci meurent littéralement. C’est pourquoi plusieurs alcooliques ont besoin d’un nouveau foie ou meurent de complications hépatiques. Il s’agit ici de cas extrêmes, mais on peut quand même comprendre que l’alcool n’est pas l’ami de notre foie, cet organe si important à notre bien-être! 


Par ailleurs, l’alcool est une source cachée de sucre, et un surplus de glucose sanguin peut, à long terme, contribuer au développement de la cirrhose hépatique (car les excès de sucre sont transformés en graisses et stockés dans le foie) ainsi qu’aux déséquilibres glycémiques.


Pour en apprendre plus sur le foie et ses rôles dans notre bien-être quotidien: consultez mon article plus approfondi sur la détoxification hépatique (lien à venir) ou mon vidéo à ce sujet.


3. Pour éviter son action perturbatrice des hormones


Notre système endocrinien est composé de glandes (hypothalamus, hypophyse, surrénales, thyroïde, gonades (ovaires ou testicules), pancréas) produisant diverses hormones essentielles agissant sur nos cellules à l’aide de récepteurs. Un perturbateur endocrinien (aussi appelé xénobiotique) est, par définition, une molécule qui vient perturber le fonctionnement normal de notre système endocrinien. L’alcool est maintenant reconnu comme un perturbateur endocrinien à large spectre, pouvant affecter pratiquement toutes les glandes [3].


La dominance oestrogénique relative est un problème souvent constaté chez la femme, et de plus en plus chez l’homme, en raison des multiples perturbateurs endocriniens imitant l’action des oestrogènes auxquels nous sommes exposés dans notre environnement quotidien (plastiques, parfums, etc.). L’alcool peut favoriser divers débalancements hormonaux en raison de son impact sur le foie (qui détoxifie les métabolites hormonaux et les toxiques environnementaux, mais peut avoir de la difficulté à le faire en raison d’une surcharge de travail, entraînant un débalancement du ratio oestrogènes: progestérone chez la femme ou testostérone: oestrogènes chez l’homme). Ainsi, les femmes consommant régulièrement de l’alcool peuvent être plus susceptibles de développer des déséquilibres hormonaux comme le SPM (syndrome prémenstruel), les douleurs menstruelles, l’endométriose, les kystes ovariens, les règles abondantes, les caillots, l’infertilité, etc.


Par ailleurs, la consommation d’alcool augmente l’action de l’aromatase, une enzyme qui convertit la testostérone en estradiol, ce qui contribue à diminuer la quantité de testostérone chez les hommes, donc à diminuer leur taux de spermatozoïdes et leur fertilité. 


L’alcool agit aussi comme débalanceur de la glande thyroïde et des glandes surrénales, en plus d’augmenter la charge glucidique que doit gérer le pancréas, pouvant contribuer au développement du diabète de type 2 à long terme.


4. Pour réduire le stress oxydatif et l’inflammation (et les risques de cancer)


L’alcool a une action oxydante et inflammatoire sur l’organisme en raison de sa transformation intermédiaire en acétaldéhyde lors du processus de détoxification par le foie. Ce métabolite est considéré comme un produit toxique qui endommage l’ADN et comme une molécule cancérigène [4] [5]. C’est pourquoi de plus en plus d’études associent la consommation d’alcool à un risque accru de cancer [6] [7], même à des doses aussi “faibles” que trois verres par semaine pour les femmes et six verres par semaine pour les hommes [8]. Les organes les plus affectés par le cancer en lien à l’alcool seraient le système digestif (bouche, pharynx, oesophage, larynx, estomac, côlon), le foie, le pancréas et le sein chez la femme [9].


Selon le site du gouvernement du Québec, un seul verre d’alcool par jour augmenterait de 42% le risque de développer un cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’oesophage, du côlon, du rectum ou du foie [10], ce qui est quand même non négligeable dans une société où le cancer semble de plus en plus présent. La prévention demeure toujours le meilleur allié!


L’alcool a également une action pro-inflammatoire générale, ce qui augmente les risques de douleurs chroniques, de maladies cardiovasculaires (comme l’hypertension artérielle et les AVC) [11] et d’autres pathologies inflammatoires. Plusieurs personnes qui cessent de consommer comparent des images “avant” et “après” de leur visage, où l’on peut littéralement constater une diminution de l’enflure des tissus, témoignant d’une baisse inflammatoire (l’inflammation chronique peut souvent donner une allure bouffie aux tissus).



5. Pour un système digestif plus sain


Une consommation importante et régulière d’alcool peut s’avérer très irritante pour le tube digestif, particulièrement l’estomac. Les gastrites et les ulcères de l’estomac peuvent être favorisés ou aggravés par la consommation d’alcool, sans parler de l’augmentation des risques de cancers digestifs mentionnés plus haut. Dans une moindre mesure, la consommation d’alcool peut favoriser l’irritation de la muqueuse gastrique, donc des brûlements d’estomac, des reflux, de la lourdeur ou lenteur digestive, etc. L’alcool étant aussi une source de glucides simples (absence de fibres), il favorise la fermentation digestive et peut augmenter les gaz, ballonnements, rots ou autres inconforts.



6. Pour une meilleure santé neurologique et mentale 


L’alcool est considéré comme un dépresseur du système nerveux central. De par son action inflammatoire, il affecte la santé mentale et l’état de bien-être général, en plus de déséquilibrer la production de neurotransmetteurs. La consommation régulière d’alcool est associée à de plus grands risques d’anxiété, de dépression et de suicide [12] [13]. Par ailleurs, une diminution des fonctions cognitives, comme des pertes de mémoire, est souvent plus présente chez les personnes qui consomment régulièrement de l’alcool. Son action inflammatoire et pro-oxydative augmente également la fréquence des maux de tête/migraines et les risques à long terme de troubles cognitifs et de maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer [14].


Plusieurs personnes témoignent se sentir beaucoup plus heureux et bien dans leur tête une fois l’étape de sevrage passée, en plus d’avoir une meilleure estime personnelle.



Cet article pourrait continuer encore, mais l’idée demeure la même: peu importe la quantité, la consommation d’alcool a des impacts sur la santé humaine. Pourquoi ne pas s’offrir le cadeau du mois sans alcool… et peut-être même plus? C’est un investissement pour une meilleure vitalité quotidienne et à long terme, en augmentant le bien-être, en réduisant l’inflammation et le stress oxydatif et en diminuant les risques de pathologies digestives, neurologiques, cardiovasculaires et cancéreuses, sans parler des impacts positifs sur le portefeuille.


Allez-vous essayer le mois sans alcool? Si vous avez déjà cessé la consommation de cette substance, quelles différences constatez-vous dans votre vie et votre corps?


Notez que, si votre consommation d’alcool est élevée, un brusque arrêt peut entraîner un épisode difficile de sevrage - en fonction du cas, la réduction graduelle peut être davantage conseillée. Consultez votre professionnel de la santé au besoin.


* Consultez mon article sur les outils naturels au sevrage pour vous supporter dans cette période de transition parfois éprouvante.


  Cet article ne représente pas un avis de diagnostic médical


Sources


  1.  Neurotransmitters in alcoholism: A review of neurobiological and genetic studies https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4065474/ 

  2.  The effect of alcohol on neurotransmitters in the brain https://www.accessmedicinenetwork.com/posts/34085-the-effect-of-alcohol-on-neurotransmitters-in-the-brain

  3. Effects of Alcohol on the Endocrine System https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3767933/ 

  4. Acétaldéhyde https://fr.wikipedia.org/wiki/Ac%C3%A9tald%C3%A9hyde 

  5. Quels sont les risques de la consommation d’alcool pour la santé ? https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/alcool/articles/quels-sont-les-risques-de-la-consommation-d-alcool-pour-la-sante 

  6. Alcool : des médecins soulignent les risques de cancer https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1852832/alcool-cancer-etiquettes-medecins-tim-stockwell 

  7. Un cas de cancer sur 25 est lié à l'alcool, montre une étude

  8. Plus de six verres par semaine auraient un grave effet sur la santé, selon une étude https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1908932/consommation-alcool-etude-impacts 

  9. Société canadienne du cancer: Des faits qui dégrisent à propos de l’alcool et du risque de cancer

  10. Alcool https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/alcool-drogues-jeu/connaitre-les-drogues-et-leurs-effets/alcool 

  11. Quels sont les risques de la consommation d’alcool pour la santé? https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/alcool/articles/quels-sont-les-risques-de-la-consommation-d-alcool-pour-la-sante 

  12. Alcool  https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/alcohol 

  13. Les conséquences de la consommation d’alcool https://www.inspq.qc.ca/substances-psychoactives/alcool/dossier/alcool-consequences-consommation 

  14. Liens probables entre la consommation excessive d’alcool et le développement de l’alzheimer et d’autres troubles neurocognitifs https://www.educalcool.qc.ca/informer/sante-bien-etre/maladies/alcool-et-alzheimer/ 

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