top of page

Salut!

Moi, c'est Camille!

Naturopathe diplômée de l'IESN (2015-2020), je suis passionnée par la santé naturelle, la cuisine saine et végétale, la phytothérapie, le yoga, la spiritualité... Ce blogue est le fruit de ce que j'ai envie de partager avec le monde pour une planète sereine :) 

Vous y trouverez plein de trucs pour être en santé dans votre corps (alimentation végétale non raffinée, sport, yoga) et dans votre tête (art, méditation, pensées positives...).

En espérant vous inspirer par mes recettes santé et plus encore!

Paix, amour et lumière!

☮ ❤ ☼ 

Suivez-moi sur Facebook & Instagram @monregalvegetal ou en cliquant ici! 
  • Facebook Social Icon
  • Grey Instagram Icon
Pour me joindre:
monregalvegetal@gmail.com

Prendre soin de soi au quotidien 

Recevez les actualités de Mon Régal Végétal par courriel!

Publications récentes
Rechercher des recettes par " tag" (catégorie)
Archives

Mieux comprendre le principe de ``détox`` d’un point de vue naturopathique



J’entends souvent des gens qui veulent améliorer leur digestion ou perdre du poids dirent qu’ils veulent faire une ``détox`` sans vraiment comprendre de quoi il s’agit ou ce que cela implique. Cet article vise à expliquer plus en détails le fameux concept populaire de ``détox``, mais surtout ce qu’il implique et comment bien soutenir son foie d’un point de vue naturopathique plutôt que d’empirer une situation de santé (ex : fatigue, troubles digestifs) sans le vouloir.


 Cet article ne représente pas un avis médical. Les informations générales partagées se veulent à titre informatif seulement. Il est de votre responsabilité de valider l’utilisation de tout produit naturel avec votre naturopathe, pharmacien ou médecin afin de limiter les interactions si vous prenez de la médication ou avez une condition de santé particulière.

 

Qu’est-ce que la détoxification hépatique?

La détoxification hépatique est un ensemble de réactions regroupées en trois phases au cours desquelles le foie va transformer les toxiques présents dans notre organisme afin de les rendre solubles pour qu’ils puissent ensuite être éliminés dans notre urine ou nos selles (via la bile). Pour comprendre plus en détails ces processus, je vous invite à lire mon article complet sur le foie. De manière résumée, nous entrons chaque jour en contact avec de nombreux produits toxiques par notre système digestif, respiratoire et tégumentaire (eau que l’on boit contenant métaux lourds, résidus de pesticides et de médicaments, chlore; nourriture que l’on mange contenant des pesticides, métaux lourds, conservateurs, colorants alimentaires; alcool; air respiré contenant divers polluants; produits corporels et nettoyants contenant divers produits perturbateurs; etc.).


Notre foie est l’organe qui filtre notre sang et s’assure de les éliminer afin de prévenir une surcharge toxique. Malheureusement, le mode de vie moderne et les milliers de molécules chimiques inventées par l’Homme au cours du dernier siècle ajoutent une grande charge de travail sur notre foie, qui n’a jamais été aussi sollicité au cours de son évolution. Le foie, en plus de gérer l’élimination des toxiques exogènes, assure aussi celle des résidus hormonaux et autres déchets endogènes.


Je n’aime pas le mot ``détox`` ni la manière dont il est utilisé à toutes les sauces par des gens qui n’ont aucune idée de ce qu’est réellement le processus de détoxification hépatique. Dans le langage populaire, le mot ``détox`` est utilisé en synonyme de ``purge`` et on l’associe souvent à une action laxative. On imagine souvent que parce qu’on se ``vide`` en ayant la diarrhée, on s’est nettoyé des toxiques, mais il n’en est rien. Les toxiques se logent dans nos cellules et dans nos tissus quand il y en a trop, et le fait de stimuler le transit intestinal de manière brusque n’aidera pas davantage le foie à effectuer ses processus.


Il est vrai que la constipation nuit beaucoup au foie puisqu’elle entraîne une réabsorption des toxiques par l’intestin, mais c’est alors une problématique à travailler à long terme (fibres, eau, exercice physique, soutien biliaire, équilibre du microbiote, etc.), et ce n’est pas l’usage sporadique de laxatifs qui changera grand-chose à ce niveau. Il est par ailleurs grandement déconseillé de faire une détox en étant constipé, puisque les toxiques remis en circulation ne pourront alors pas être éliminés adéquatement, ce qui augmentera la charge toxique et le stress métabolique. C’est souvent pour cela que plusieurs formules de ``détox`` ajoutent des plantes laxatives dans leur mélange.


Le terme que l’on devrait vraiment utiliser, plutôt que de ``faire une détox``, est de supporter les voies hépatiques par l’utilisation de nutriments et/ou de plantes. En faisant cela, on assure un meilleur fonctionnement des voies d’élimination de l’organisme. Il est important de boire beaucoup d’eau et d’assurer un bon transit intestinal en même temps pour bien éliminer les déchets du corps. Certains nutriments ou plantes auront aussi pour action d’aller chercher certains toxiques accumulés dans les tissus et de les ramener en circulation afin de permettre leur élimination. Le moment choisi pour faire un nettoyage de l’organisme est aussi très important et souvent peu respecté, ce qui peut empirer un état de santé déjà précaire.

 

Les besoins du foie pour la détoxification hépatique

Afin de solubiliser les différents toxiques pour que nous soyons capables de les éliminer par nos émonctoires (reins et intestins), le foie doit d’abord les lier à certaines molécules comme du soufre, des groupements acétyl, des groupements méthyl, etc. Les réactions enzymatiques effectuées pour ce faire demandent une grande quantité de nutriments pour fonctionner adéquatement. Les trois phases du foie requièrent au total de multiples acides aminés, des antioxydants (dont le glutathion, la vitamine C, les flavonoïdes), des vitamines (dont presque toutes les vitamines B) et des minéraux ou oligo-éléments (magnésium, soufre, zinc, etc.). Plus nous sommes exposés à des toxiques dans notre vie quotidienne et notre environnement, plus nos besoins de détoxification augmentent, et plus nos besoins en nutriments essentiels au support des voies métaboliques de détoxification augmentent également.


Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on assiste à un appauvrissement généralisé de la qualité alimentaire. La plupart des gens consomment de grandes quantités d’aliments raffinés pauvres en nutriments comme les céréales blanches transformées et les aliments préparés des grandes surfaces. Il y a un manque de légumes frais et de fruits, de légumineuses, de noix, de graines et autres aliments nourrissants dans la diète. Pire, certains fourniront des efforts pour intégrer davantage ces aliments dans leur quotidien, mais ne profiteront pas de leurs bénéfices en raison de valeurs nutritionnelles appauvries. Nous faisons aujourd’hui face à un problème majeur avec l’agriculture intensive industrielle, celui de l’appauvrissement des sols.


À force de surexploiter les mêmes parcelles de terre sans leur laisser le temps de se régénérer, les aliments grandissent aujourd’hui sur des sols très pauvres en nutriments. L’analyse qualitative de plusieurs légumes et fruits issus de l’industrie alimentaire classique démontre une diminution des nutriments de plus de 50% comparé à la teneur en vitamines et minéraux d’aliments biologiques ayant poussé dans des sols bien nourris, en permaculture ou en cultures rotatives. C’est pourquoi il est important de choisir le plus possible des aliments biologiques (et, encore mieux, issus de petits agriculteurs utilisant des techniques soutenant la qualité des sols) si l’on veut vraiment bénéficier de l’apport nutritif des légumes, fruits et autres aliments que l’on consomme.

 

Comment soutenir les voies métaboliques de détoxification

La base primordiale dans le soutien des voies hépatiques passe d’abord par une réduction de l’apport toxique. Cela allégera grandement la charge du foie et lui permettra de se concentrer plus efficacement sur les centaines d’autres fonctions qu’il doit effectuer (vous pouvez en apprendre plus sur ses autres fonctions dans mon article sur le foie ici).


Diminuer notre charge toxique se fait en plusieurs étapes. On doit d’abord regarder la qualité de notre eau (celle du robinet étant chargée de perturbateurs endocriniens comme des résidus médicamenteux, et celle des bouteilles de plastique étant chargée de perturbateurs comme le BPA – la meilleure option est de boire une eau filtrée) et de notre alimentation (consommer biologique et non-raffiné le plus possible pour éviter les pesticides, fongicides, colorants alimentaires, conservateurs, etc.). On doit ensuite effectuer un ménage dans nos produits corporels et ménagers de grande surface (pharmacie, épicerie), qui sont bourrés de perturbateurs endocriniens, et remplacer graduellement savons pour corps et mains, lessive, assouplisseur, déodorants, crèmes pour le corps, pâtes à dents, maquillage, parfums pour des options naturelles plus saines disponibles en magasins de produits naturels.


Attention cependant au ``greenwashing``; plusieurs compagnies utilisent des mots comme ``naturel`` ou ``santé`` sur leurs produits, alors qu’on retrouve tout de même des perturbateurs dans leurs ingrédients. Pour vous aider à vous y retrouver, vous verrez en références de cet article (ci-bas) certaines sources fiables où vous pourrez télécharger la liste des pires ingrédients à éviter dans les cosmétiques et produits ménagers ou corporels.


Une fois cela mis en place, on sondera le reste de notre environnement pour observer la source d’autres perturbateurs endocriniens, comme dans la cuisine (instruments de cuisine, plats de cuisson et de conservation, etc.), la salle de bain (sens-bons commerciaux de type Febreeze), etc.


En parallèle d’une diminution de la charge toxique, on cherchera à soutenir les voies hépatiques par une alimentation saine, riche en aliments entiers nutritifs, la plus biologiques possible (légumes, légumineuses, noix, graines, viandes de pâturage, œufs de poules en liberté, etc.) et pauvre en sucre et glucides raffinés pour soulager la charge hépatique.


Il existe aussi des suppléments et plantes qui soutiennent l’action des voies hépatiques, parfois au niveau d’une seule des phases, de deux ou des trois. Vous trouverez plus de détails dans mon article sur le foie mais, de manière générale, voici des aliments alliés qui soutiennent les différentes phases hépatiques : romarin, curcuma, gingembre, épices en général, citron, betterave, carotte, radis noir, crucifères (brocolis, choux-fleurs, choux rouges et verts, choux de Bruxelles, chou kale), alliacées (ail, oignons, échalotes, poireaux), aliments naturellement colorés (légumes et fruits arc-en-ciel), aliments amers (pissenlit, chicorée, endives, laitue amère). Les aliments riches en fibres (légumineuses, noix, graines, céréales entières), particulièrement les graines de lin, favorisent un bon transit intestinal, donc une meilleure élimination des déchets transportés dans la bile, puis dans les selles.


Au niveau des plantes médicinales et suppléments, il est possible d’aller soutenir les voies hépatiques, mais je ne conseille jamais d’essayer de ``forcer`` des voies métaboliques par des plantes drainantes sans d’abord soutenir et nourrir le foie (voir le paragraphe ci-dessous à ce sujet). Voici certaines plantes souvent utilisées en support hépatique (veuillez consulter votre naturopathe pour déterminer l’approche la plus pertinente pour vous) : chardon-marie, artichaut, pissenlit, chardon-béni, gentiane, gingembre, radis noir, desmodium, curcuma, betterave. Ces plantes seront souvent prises en synergie et rarement seules. Au niveau des suppléments, il y a aussi plusieurs possibilités pour soutenir les voies de détoxification (variable selon les besoins individuels) : MSM, NAC, calcium-d-glucarate, DIM, complexe B, etc.

 

Pourquoi il faut choisir le bon temps pour une ``détox``

Il faut se rappeler que le foie a besoin de beaucoup de nutriments et d’énergie pour bien fonctionner et effectuer la détoxification de manière adéquate. Lorsqu’on est en plein hiver, stressé, fatigué ou au bout du rouleau, ce n’est pas le temps d’augmenter le stress du corps en forçant des processus qui n’ont pas la force de se produire en temps réel. Vaut mieux aller d’abord nourrir et soutenir l’organisme par une approche nutritive et reminéralisante (plantes toniques nutritives, nutriments ciblés en nutrithérapie orthomoléculaire, etc.) afin de donner au corps et au foie ce dont ils ont besoin pour fonctionner et remonter la vitalité, puis d’ensuite intégrer certains suppléments ou plantes qui soutiendront le foie dans ses processus éliminatoires. Pensez aussi que tout est une question de logique en ce qui a trait au rythme naturel de notre organisme et de la nature : l’hiver, nous entrons en ``hibernation`` partielle, le métabolisme ralentit et ce n’est pas le temps de puiser dans nos réserves pour faire une ``détox``. Gardez plutôt le grand nettoyage pour le printemps, période de réveil et d’activation!

 

Précautions

Finalement, n’oubliez jamais que d’apporter un soutien aux voies de détoxification hépatique veut dire que la charge toxique de l’organisme sera temporairement augmentée le temps que le foie soit capable de l’éliminer adéquatement. Vous devez donc procéder graduellement, à votre rythme, surtout si vous soupçonnez une charge toxique élevée, afin de prévenir des inconforts liés à une trop haute charge toxique comme des maux de tête ou des troubles de la peau (poussées d’acné, d’eczéma, etc.).


Il est aussi contre-indiqué de faire une détoxification si vous êtes constipé ou lors de la grossesse ou de l’allaitement (mais fortement conseillé avant d’essayer de concevoir afin d’alourdir la charge toxique transférée de la mère au bébé durant la grossesse). On fera aussi attention en cas de prise de médication ou de troubles de santé particuliers (troubles du foie, insuffisance rénale, etc.) puisque, comme le foie gère aussi la gestion des médicaments, certaines plantes ou molécules travaillant le foie peuvent interférer avec le métabolisme des médicaments et réduire ou augmenter leur durée d’action. Consultez toujours votre naturopathe, médecin et pharmacien au besoin avant d’entamer un protocole.


 

Références pour les ingrédients toxiques à éviter