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Moi, c'est Camille!

Naturopathe diplômée de l'IESN (2015-2020), je suis passionnée par la santé naturelle, la cuisine saine et végétale, la phytothérapie, le yoga, la spiritualité... Ce blogue est le fruit de ce que j'ai envie de partager avec le monde pour une planète sereine :) 

Vous y trouverez plein de trucs pour être en santé dans votre corps (alimentation végétale non raffinée, sport, yoga) et dans votre tête (art, méditation, pensées positives...).

En espérant vous inspirer par mes recettes santé et plus encore!

Paix, amour et lumière!

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Sirop d'érable vs. sirop d'agave: lequel choisir?



De plus en plus de gens réalisent aujourd’hui que le sucre, c’est mauvais pour la santé. Je parle ici du sucre raffiné, totalement dénaturé, auquel on attribue des problèmes de diabète de type II [1], d’obésité [2][3], de système immunitaire affaibli (le sucre supprimant la réponse immunitaire [4]) et même de dépression [5], pour n’en nommer que quelques-uns.


De nombreux documentaires existent maintenant pour dénoncer l’omniprésence du sucre dans notre alimentation (on parle ici de l’Américain moyen qui mange très raffiné) et ses effets addictifs sur le cerveau, car le sucre est en effet considéré comme une drogue au même titre que la cocaïne. Pour aller plus loin, je vous conseille entre autres le reportage Sucre : comment l’industrie vous rend accro.


Or, si l’on sait maintenant que le sucre raffiné doit être éliminé de la diète alimentaire le plus possible pour une santé optimale, on ne sait pas toujours ce que ça implique (la cassonade, est-ce que ça compte?) ni par quoi le remplacer. En fait, c’est simple : le sucre raffiné, c’est tout ce qui n’est pas un sucre brut (auquel on n’a rien retiré par transformation industrielle). Les plus communs sont le sucre blanc, mais aussi le sucre de canne (souvent présenté comme plus santé) et la cassonnade (sucre roux, légèrement moins raffiné que le blanc, mais qui demeure transformé). Une indication que le sucre a été raffiné ou non, c’est sa forme : les petits cubes de sucre parfaitement carrés, ce n’est pas naturel; le vrai sucre brut est souvent brun et de forme variable, mais généralement oscillant entre le carré et l’ovale imparfait.


Bien que le sucre de coco et le sucanat (sucre brut issu de la betterave ou de la canne à sucre) soient considérés comme de « bons » sucres non raffinés, cet article veut surtout aborder le dilemme entre deux sucres liquides présentés comme étant naturels et santé : le sirop d’érable et le sirop d’agave.


De goût et de texture similaire, ces deux sirops sont facilement interchangeables (le sirop d’agave peut aisément être remplacé par du sirop d’érable dans une recette et vice-versa). Ce qui diffère, c’est leur histoire, leur composition, leur origine et leurs impacts sur la santé. Dans cet article, vous en apprendrez donc davantage sur ces deux sucres afin, je l’espère, de vous y retrouver un peu plus dans le monde des aliments non raffinés et de faire un choix éclairé lors de votre prochain achat pour une recette.


Le sirop d’érable :


Le sirop d’érable est, à mon avis, le meilleur sucre que l’on puisse trouver. C’est le sucre le moins raffiné et celui qui a le moins d’impacts négatifs pour la santé; il contient en fait de nombreuses substances bénéfiques comme des minéraux et des antioxydants.


Déjà découvert par les Amérindiens, qui utilisaient le sirop d’érable comme aliment tonique, il est issu de l’eau d’érable récoltée par un trou dans l’écorce des érables au printemps (période que l’on appelle le temps des sucres).


Le sirop d’érable est un produit on ne peut plus local pour les Québécois; c’est l’une de nos plus grandes richesses. Ici, le sirop est vendu à un prix dérisoire lorsqu’on compare avec l’Europe ou le Japon, où il est importé à des prix élevés car très prisé.

Selon Wikipedia, plus de 78% de la récolte mondiale de sirop d’érable est produite au Canada, plus particulièrement au Québec (qui fournit 74% de la production mondiale et 95% de la production canadienne). Ce n’est pas pour rien que Plessisville a été nommée la capitale mondiale de l’Érable! Le reste du sirop d’érable est produit dans certains états américains où le climat y est propice (Vermont, Massachussetts, Connecticut, Maine…).


Les avantages à consommer du sirop d’érable


En plus de goûter sincèrement divin, le sirop d’érable possède de nombreuses propriétés étonnantes sur la santé, et il est également intéressant à utiliser d’un point de vue éthique, écologique et même économique.


  • Tout d’abord, acheter du sirop d’érable (quand on vit au Québec ou dans les environs) est un choix écologique, car il ne cause pas de pollution liée à l’importation (comme c’est le cas par exemple du sirop d’agave, qui vient du Mexique).


  • De plus, il faut attendre que le tronc d’un érable fasse au moins 20cm de diamètre pour pouvoir récolter son eau, ce qui prend en moyenne de 45 ans. Pour recueillir le sirop d’érable, on doit donc entretenir les érables, des arbres qui peuvent vivre plus de 300 ans (et qui captent du CO2 tout en produisant l’oxygène que nous respirons). D’ailleurs, il suffit de percer un trou dans le tronc de l’arbre pour recueillir son eau, ce qui n’altère pas son existence (on ne doit pas, par exemple, couper un arbre chaque fois que l’on veut recueillir son eau). Il s’agit donc d’un sucre issu d’une entreprise durable.


  • Le sirop d’érable encourage les producteurs locaux et stimule l’économie locale. C’est aussi un produit qui respecte les droits humains, car il est produit par des gens ayant de bonnes conditions de travail (ce qui n’est pas toujours le cas pour le sirop d’agave bas de gamme qui est produit au Mexique et pas toujours certifié équitable).


  • Il est riche en polyphénols, des antioxydants aidant à lutter contre les radicaux libres. Selon des travaux de chercheurs de l’université de Rhode Island, il contiendrait en fait plus de 20 substances antioxydantes.


  • Il est également riche en minéraux essentiels au maintien notre santé, tels que le manganèse, le zinc, le fer, le calcium, le magnésium et le potassium.


  • C’est un produit naturellement sans aucun additif ou produit chimique. Il existe cependant du sirop d’érable certifié biologique (plus de ¼ de la production québécoise), qui vise l’atteinte de normes comme « l’aménagement de l’érablière, la diversité végétale, la fertilisation possible éventuelle, le contrôle des ravageurs, l’entaillage, la collecte et la transformation de l’eau d’érable » (Wikipedia).


  • Il contient beaucoup de sucrose, glucides utilisés par le corps comme source d’énergie, et peut de glucose (seulement 0,4%) ou de fructose (0,3%), des sucres considérés comme étant plus nuisibles lorsque consommés de façon isolée (hors de leur état naturel, comme par exemple dans un fruit, où le fructose se retrouve équilibré en présence d’eau, de fibres, de vitamines et de minéraux).


  • Selon des études menées par des scientifiques de l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), l’eau d’érable ainsi que le sirop contiennent des terpènes, dont l’acide abscissique, « un acide reconnu pour stimuler le relâchement de l’insuline par les cellules pancréatiques et accroitre la sensibilité des cellules adipeuses à l’insuline » [6], ce qui en ferait un aliment aux propriétés thérapeutiques intéressantes pour les gens atteints de syndrome métabolique ou de diabète! Des études restent cependant à effectuer pour démontrer la manière dont le sirop d’érable pourrait affecter le fonctionnement insulinique chez l’être humain.


  • Finalement, le sirop d’érable contient aussi de l’inuline, une substance prébiotique bénéfique pour la prolifération de bonnes bactéries dans l’intestin.


Les désavantages à consommer du sirop d’érable


  • Malheureusement, pour les Européens, le sirop d’érable (tout comme le sirop d’agave) est également importé. Il est également vendu à des prix exorbitants, ce qui rend son utilisation limitée dans les recettes.