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Salut!

Moi, c'est Camille!

Naturopathe diplômée de l'IESN (2015-2020), je suis passionnée par la santé naturelle, la cuisine saine et végétale, la phytothérapie, le yoga, la spiritualité... Ce blogue est le fruit de ce que j'ai envie de partager avec le monde pour une planète sereine :) 

Vous y trouverez plein de trucs pour être en santé dans votre corps (alimentation végétale non raffinée, sport, yoga) et dans votre tête (art, méditation, pensées positives...).

En espérant vous inspirer par mes recettes santé et plus encore!

Paix, amour et lumière!

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Supporter le bien-être féminin naturellement



Ressentez-vous régulièrement l’impression que vos hormones affectent votre qualité de vie? Que ce soit en raison de sautes d’humeur fréquentes, de douleurs menstruelles invalidantes ou de rétention d’eau, vous sentez que quelque chose cloche avec votre équilibre hormonal, sans savoir exactement quoi. Peut-être même avez-vous passé des tests ou discuté avec d’autres personnes pour vous faire dire que ces inconforts étaient normaux pour une femme.


Cependant, ce n’est pas parce que des problématiques féminines sont fréquentes qu’elles sont par le fait même normales. Dans cet article, vous apprendrez les bases du fonctionnement de votre cycle hormonal, ses signes de déséquilibres et plusieurs solutions pour vous aider à équilibrer naturellement vos hormones et obtenir une meilleure santé globale.


Cet article ne représente pas un avis médical. Les informations générales partagées se veulent à titre informatif seulement. Si vous souffrez d’un problème de santé, consultez votre médecin pour recevoir le soutien approprié. Il est de votre responsabilité de valider l’utilisation de tout produit naturel avec votre naturopathe, pharmacien ou médecin afin de limiter les interactions si vous prenez de la médication ou avez une condition de santé particulière.

 

1)     Les bases : comprendre le système endocrinien et hormonal féminin

 

1.1)          Le système endocrinien

Le système endocrinien désigne l’ensemble des glandes (organes producteurs d’hormones) de notre organisme. Les hormones jouent des rôles cruciaux dans notre équilibre quotidien; elles agissent comme messagers qui permettent le fonctionnement et la régulation d’une multitude de processus métaboliques tels que la température corporelle, l’éveil et le sommeil, la gestion de stress, la digestion et bien plus. Jetons un œil à ces glandes si importantes pour notre bien-être :


·       Glande pinéale (épiphyse): Située dans le cerveau. Production de la mélatonine, hormone essentielle au sommeil.

 

·       Hypophyse et hypothalamus : Situées dans le cerveau. Deux glandes régulatrices très importantes; elles agissent un peu comme des chefs d’orchestre et ``supervisent`` toute la production hormonale des autres glandes. Elles sécrètent la majorité des hormones qui servent à donner l’ordre à certaines glandes de produire, à leur tour, des hormones. Par exemple, l’hypophyse sécrète la TRH, qui dit à l’hypothalamus de produire la TSH, qui envoie le signal à la thyroïde de produire des hormones thyroïdiennes. On voit ici un aperçu de la complexité de la cascade hormonale.

 

·       Glande thyroïde : Située à la base du cou, à l’avant de la trachée, cette glande qui rappelle la forme d’un papillon est essentielle à l’existence. Elle assure la gestion du métabolisme de tous nos tissus, ce qui affecte la majorité des processus cellulaires, dont la croissance et la régénération, la température corporelle, la digestion, l’intégrité des tissus (peau, cheveux, ongles, muscles, etc.), les fonctions cognitives, le fonctionnement optimal du système reproducteur et bien plus. Sous l’influence de la TSH produite par l’hypothalamus, elle sécrète l’hormone thyroïdienne T4 à partir d’iode et de tyrosine. La T4 doit ensuite être activée en T3, la forme active de l’hormone, par différents processus enzymatiques au niveau du foie. En cas de stress important ou d’inflammation, la T4 peut cependant être convertie en rT3 plutôt qu’en T3, une forme de ``réserve`` de l’hormone qui réduit son activité, affectant tout le métabolisme à la baisse. La thyroïde est l’une des glandes les plus sensibles au mode de vie moderne, puisque le stress et les perturbateurs endocriniens environnementaux lui nuisent beaucoup.

 

·       Glandes parathyroïdes : Au nombre de quatre, ces petites glandes grosses comme des pois sont regroupées par deux de chaque côté de la thyroïde, d’où leur nom. Elles produisent la parathormone (PTH) et sont impliquées dans la régulation de plusieurs processus, dont l’équilibre du taux de calcium et de phosphore sanguin (ce qui influence la santé osseuse).

 

·       Glandes surrénales : Deux petites glandes situées sur le dessus de chaque rein. Les surrénales sont parmi les glandes les plus malmenées de notre ère moderne. Ce sont en effet elles qui permettent à notre corps de réagir au stress en produisant des hormones adaptatives qui nous permettent de fuir ou combattre (fight or flight). Lorsqu’un stresseur temporaire et subit survient, les surrénales réagissent en produisant de l’adrénaline et de la noradrénaline, hormones qui augmentent le battement cardiaque, la circulation périphérique et la tension artérielle pour bien irriguer les muscles et faire face au danger. Nous sommes vifs, alertes et sur le qui-vive.

 

Le problème, aujourd’hui, c’est que nous faisons quotidiennement face à une multitude de stress, et que la réponse physiologique innée de notre corps ne sait pas faire la différence entre une menace de type ``un tigre des sabres fonce vers moi`` et ``je suis pris(e) dans le trafic, je vais être en retard au travail``. La production d’hormones de stress demeure la même, peu importe le type ou l’intensité du stresseur. Étant exposés à un nombre croissant de stresseurs chaque jour, nos surrénales se retrouvent à travailler en excès.

 

Quand les surrénales passent de la phase d’alarme (adrénaline et noradrénaline produites face à un stress aigu temporaire) à la phase de résistance (stress chronique), elles se mettent à produire du cortisol parce qu’elles ne sont plus capables de soutenir le rythme et commencent à faiblir. À ce stade, la fatigue commence à se faire sentir, le réveil matinal devient difficile, les dépendances aux stimulants comme la caféine s’accentuent et une multitude de problèmes peuvent apparaître (faiblesse immunitaire, perte de libido, déséquilibres hormonaux, etc.). 

Si on n’écoute toujours pas les messages de surmenage de nos surrénales, on peut ainsi tomber dans la phase d’épuisement surrénalien (burnout), où nous sommes à plat et devons nous reposer pendant plusieurs mois pour récupérer. Le danger du surmenage, c’est qu’en épuisant notre capital surrénalien, on hypothèque notre vitalité parce qu’une fois qu’on a vécu un burnout, l’énergie des surrénales ne revient jamais entièrement à son point initial et la fatigue peut perdurer de manière chronique, tout en ayant une résistance diminuée aux stresseurs.

 

·       Thymus : Le thymus est une glande importante pour la maturation immunitaire; il agit comme agent de maturation et de tri des lymphocytes T impliqués dans notre immunité adaptative. Il est situé dans la partie supérieure du thorax, entre les poumons, et est grandement actif durant l’enfance et l’adolescence.

 

·       Pancréas : Le pancréas est un organe très important qui possède des fonctions à la fois endocriniennes et digestives. En effet, il assure la digestion en produisant des sucs pancréatiques riches en enzymes qui seront libérés dans l’intestin lorsque l’on mange afin de dégrader les aliments et de permettre l’absorption des nutriments. Il sécrète également des hormones cruciales à la régulation de la glycémie, dont l’insuline et le glucagon. Le mode de vie occidental moderne, majoritairement sédentaire et à l’alimentation excessivement riche en sucres et en glucides, contribue à l’épuisement des fonctions pancréatiques et au développement de la résistance à l’insuline. Si l’alimentation n’est pas améliorée et que la glycémie demeure chroniquement élevée, le diabète de type 2 vient alors à se développer. Le diabète de type 1, lui, est une maladie auto-immune qui résulte d’une attaque progressive du système immunitaire contre les îlots de Langerhans, les cellules produisant l’insuline.

 

·       Gonades (glandes reproductrices : ovaires ou testicules) : Chez l’homme, les testicules permettent la production de testostérone, l’hormone masculine dominante, ainsi que de petites quantités d’oestrogènes. Chez la femme, les ovaires produisent une majorité d’oestrogènes et de progestérone, les hormones féminines dominantes, mais aussi de petites quantités de testostérone.


 

1.2)          Le système reproducteur féminin

Il est important de comprendre que la base même de l’équilibre du système reproducteur réside dans le fonctionnement adéquat des autres glandes endocriniennes, particulièrement la thyroïde et les surrénales, puisqu’elles s’influencent l’une l’autre. La santé est un tout et il faut toujours adresser le corps dans son ensemble, en cherchant la cause initiale des problématiques. Le déséquilibre d’une glande (exemple : stress chronique entraînant une surcharge surrénalienne) pourra favoriser la perturbation des autres (ex : hypothyroïdie et/ou déséquilibres du cycle menstruel induits par un stress chronique). Dans la majorité des cas de déséquilibres hormonaux, il sera plus efficace de travailler sur la cause derrière ceux-ci (stress chronique, alimentation non adaptée, paresse hépatique, constipation, etc.) que de simplement ``forcer`` le mécanisme hormonal. Après tout, les hormones ne sont que des messagères et, si elles sont déséquilibrées, il faut d’abord comprendre ce qu’elles essaient de nous dire.


Le cycle hormonal moyen est d’une durée théorique de 28 jours, bien que la plupart des femmes se situent entre 26 et 32 jours. La première partie du cycle se déroule du premier jour des règles jusqu’à l’ovulation. Les oestrogènes sont dominants durant cette première phase, il n’y a pas de progestérone. Le milieu du cycle (jour 14 si le cycle est de 28 jours) représente habituellement l’ovulation, qui va permettre d’enclencher la phase 2 du cycle, où la progestérone est produite sous l’influence du corps jaune à partir du jour 21. S’il n’y a pas d’ovulation, il n’y a pas de progestérone qui est produite. Plusieurs facteurs sont à même d’entraîner des cycles anovulatoires : stress important (aigu ou chronique), carence en nutriments, déséquilibres thyroïdiens, déséquilibres glycémiques, etc. La prise de contraceptifs hormonaux (pilule, stérilet hormonal, patch, injections, etc.), appelés anovulants, inhibent aussi l’ovulation pour prévenir la grossesse. C’est bien simple : sans ovulation, tomber enceinte est impossible. L’ovulation est gage de fertilité, mais est aussi cruciale dans la santé féminine en raison de son implication dans la production de progestérone, hormone régulatrice importante pour l’équilibre hormonal.


Au niveau de la santé hormonale féminine, il existe plusieurs acteurs importants qui contribuent au maintien de l’équilibre : les gonades, le foie et les intestins. D’abord, les ovaires produisent majoritairement deux hormones, de la puberté à la ménopause : les oestrogènes et la progestérone. Les oestrogènes incluent en fait trois hormones, soit l’estradiol (E2), l’estrone (E1) et l’estriol (E3), qui occupent des fonctions similaires et complémentaires. L’estradiol est la forme dominante durant la période fertile, l’estrone est dominante à partir de la ménopause et l’estriol est dominante durant la grossesse. Il y a également production mineure de testostérone qui, bien qu’elle soit dominante chez les hommes, joue aussi un rôle important dans la santé de la femme. Voici un résumé des fonctions de ces hormones :


·       Les oestrogènes : Développement des caractères sexuels à la puberté (hanches, poitrine, menstruations). Santé osseuse, musculaire et cardiovasculaire. Hydratation des muqueuses et de la peau et lubrification vaginale. Équilibre du métabolisme. Fertilité et grossesse. Libido (en association avec testostérone). Et bien plus!

 

·       La progestérone : Équilibrante de l’action des oestrogènes. Fluidifiante sanguine légère (prévention des caillots). Équilibre le système nerveux, donc impact positif sur l’humeur et la gestion de stress. Prévient ou diminue la rétention d’eau. Fertilité et grossesse, prévention des fausses-couches en début de grossesse. Importante pour la santé hormonale, car elle vient contrebalancer les impacts potentiellement néfastes d’une dominance oestrogénique relative (qui favorise les déséquilibres hormonaux et inconforts comme SPM, crampes menstruelles, spotting, cycles courts, menstruations très abondantes, rétention d’eau, seins douloureux, sautes d’humeur, caillots sanguins, etc.). Et bien plus!

 

·       La testostérone : Libido, masse musculaire, santé osseuse. En cas de manque, on observera souvent une baisse de libido et une difficulté à prendre de la masse musculaire, tandis qu’en cas d’excès, ce sont davantage de caractères masculins qui seront exprimés, comme une pilosité excessive sur les jambes, les bras et parfois même le visage ou le torse. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est caractérisé par un niveau trop élevé de testostérone chez la femme, souvent en raison d’une hyperglycémie et d’une résistance à l’insuline chroniques.

 

Ensuite, le foie est un grand acteur de l’équilibre hormonal. Il s’occupe de la détoxification hormonale et permet ainsi l’élimination des métabolites hormonaux résiduels qui ne sont plus nécessaires. Il existe plusieurs métabolites de résidus oestrogéniques; certains sont inactifs et inoffensifs, mais certains, dérivés de l’estradiol, peuvent à long terme favoriser le développement de cancers hormono-dépendants. C’est avant tout l’activité hépatique et la capacité du foie à réaliser ses différentes phases de détoxification (méthylation, sulfation, glucuronidation, etc.) qui déterminera le type de métabolite produit ainsi que l’efficacité de son élimination. Si le foie est engorgé pour de multiples raisons (alimentation inadaptée, carences, consommation excessive d’alcool, drogues ou médicaments, exposition fréquente à des pesticides et perturbateurs endocriniens), la biotransformation des métabolites hormonaux ainsi que leur élimination sera comprise, ce qui peut créer des problématiques associés à une dominance oestrogénique relative (déséquilibre du ratio oestrogènes : progestérone). La santé hépatique est donc un pilier important de l’équilibre hormonal.


Un autre acteur souvent insoupçonné de l’équilibre hormonal est l’intestin. En effet, notre foie travaille fort pour conjuguer nos déchets hormonaux peu solubles (donc durs à éliminer du corps) avec des molécules dans le but de les rendre plus solubles et faciles à éliminer via la sueur, l’urine et la bile. Lorsque l’on mange, la bile produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire est libérée dans l’intestin pour nous permettre de digérer les gras. Cette bile contient aussi plusieurs déchets que notre foie a métabolisés pour qu’ils soient éliminés. Les sels biliaires se mélangent aux aliments dans l’intestin et se retrouvent ainsi dans les selles.


Cependant, dans un mécanisme visant l’économie de la production de sels biliaires par le foie, une partie de la bile est réabsorbée dans l’intestin via le cycle entéro-hépatique. Plus le transit est fréquent et régulier (1 à 2 fois par jour), plus les déchets sont adéquatement éliminés. Cependant, en cas de constipation, il y a stagnation du contenu de l’intestin, donc stagnation de la bile, ce qui fait qu’une plus grande partie est alors réabsorbée. Ainsi, la constipation favorise la réabsorption des déchets hormonaux que notre foie a mis tant d’efforts à éliminer… Cela ramène des métabolites hormonaux en circulation et augmente la charge hormonale générale ainsi que la dose de travail que notre foie doit effectuer.


À long terme, la constipation contribue ainsi au déséquilibre hormonal en nuisant à la détoxification hépatique. Il est donc important, si vous n’allez pas à la selle quotidiennement, de travailler ceci avant toute autre chose. Sans élimination, tous les processus métaboliques se retrouvent ralentis et engorgés, et si vous essayez de soutenir la détoxification sans d’abord assurer l’élimina